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Lithiase urinaire

  1. Qu’est-ce qu’une lithiase urinaire ?
  2. Quels sont les symptômes d’une lithiase urinaire ?
  3. Comment surviennent les calculs rénaux ?
  4. Comment prévenir la formation de calculs rénaux ?
  5. Comment réaliser le diagnostic d’une lithiase urinaire ?
  6. Comment traiter une lithiase urinaire ?
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La maladie lithiasique ou lithiase urinaire est due à la formation de calculs dans les voies urinaires (reins, uretère, vessie).

Ces calculs peuvent provoquer une colique néphrétique qui se traduit par une douleur aiguë, unilatérale et lombaire qui empêche l’écoulement des urines et exerce une forte tension dans les cavités rénales. Si la crise s’accompagne de certains symptômes, elle doit amener à consulter en urgence immédiatement.

Qu’est-ce qu’une lithiase urinaire ?

La lithiase urinaire est une maladie caractérisée par la formation de calculs, c’est-à-dire des accrétions cristallines qui se forment dans les voies urinaires à partir de minéraux dissous dans l’urine.

La taille des calculs varie d’un grain de sable à celle d’une balle de golf. Les plus gros, dits « coralliformes », moulent l’intérieur du rein, ayant ainsi l’aspect de branches de corail. Les calculs sont généralement évacués par miction.

Lorsqu’ils grandissent jusqu’à une taille relativement importante (de l’ordre de quelques millimètres), ils entraînent l’obstruction d’un uretère et la distension des cavités rénales par l’urine. Cela peut provoquer de violentes douleurs (dites « coliques néphrétiques »), siégeant en général au flanc et dans le bas de l’abdomen.

Quels sont les symptômes d’une lithiase urinaire ?

Les calculs rénaux et urétéraux sont souvent associés avec la douleur. Cependant, ce n’est pas toujours vrai. Les symptômes peuvent varier d’une douleur intense à l’absence de douleur en fonction des caractéristiques du calcul urinaire comme la taille, la forme et la localisation du calcul dans les voies urinaires.

Douleur sévère (colique néphrétique)

Si le calcul bloque le flux d’urine normal à travers l’uretère, vous éprouverez une douleur intense, connue sous le nom de colique néphrétique. Ceci est une douleur aiguë dans la fosse lombaire et du flanc (sur le côté, des côtes à la hanche). Vous pourriez aussi ressentir de la douleur à l’aine ou à la cuisse. Les hommes ont également des douleurs dans les testicules.

Les autres symptômes qui peuvent accompagner les coliques néphrétiques sont :

  • La nausée
  • Les vomissements
  • Le sang dans l’urine (l’urine apparaît rose)
  • Les mictions douloureuses
  • La fièvre

La colique néphrétique est une situation d’urgence et vous devez consulter votre médecin ou à l’hôpital le plus proche pour soulager la douleur. En cas de forte fièvre, vous devez consulter en urgence.

Douleur sourde ou aucun symptôme

Les calculs peuvent également provoquer une douleur récurrente et sourde dans le flanc. Ce genre de douleur peut être un symptôme d’autres maladies ainsi, vous devrez prendre des
médicaments antalgiques, réaliser des examens complémentaires (scanner ou échographie rénale) pour savoir si vous avez des calculs rénaux ou urétéraux.

Certains calculs ne causent aucun inconfort. Ceux-ci sont dits asymptomatiques et sont généralement petits. Ils sont en général trouvés sur une radiographie, une échographie ou un scanner.

Comment surviennent les calculs rénaux ?

Il n’y a pas vraiment de règles, n’importe qui peut développer un calcul rénal au cours de sa vie. Les calculs peuvent se former si vous n’urinez pas souvent. Cela peut être lié à votre hydratation et à la présence de substance dans l’urine qui favorise la formation de calculs rénaux.

La lithiase urinaire est une affection très fréquente puisqu’elle touche 5 % à 10 % de la population dans les pays industrialisés. Cette maladie peut récidiver dans 50 % des cas à 5 ans en l’absence de traitement préventif.

On estime qu’environ un calcul sur deux est d’origine alimentaire, mais aussi que certaines maladies génétiques sont à l’origine de calculs urinaires récidivants. Ainsi, la cystite est une maladie responsable de la fabrication de calculs urinaires particulièrement récidivants en l’absence de prise en charge spécialisée.

Comment prévenir la formation de calculs rénaux ?

Une élimination urinaire importante (2 litres d’urines par jour) et la dilution des urines empêchent la formation de calculs dans les reins et voies urinaires.

Pour cela :

  • Buvez 2 litres d’eau par jour, voire plus s’il fait chaud ou si vous faites du sport, sauf en cas de contre-indication médicale ;
  • Buvez régulièrement, y compris au coucher et la nuit si vous vous réveillez ;
  • Adaptez votre alimentation et la nature de vos boissons au type de calculs que vous avez. Demandez conseil à votre médecin traitant.

Comment réaliser le diagnostic d’une lithiase urinaire ?

Idéalement, on retrouve la pierre dans les urines, ce qui signe le diagnostic, sinon la présence de sang dans les urines révélée par une bandelette réactive incite à réaliser des examens complémentaires :

  • L’échographie abdominale observant les reins et les conduits urinaires montre une distension du pyélon et des calices du rein, les calculs n’étant pas visibles directement mais par l’apparition d’un cône d’ombre signalant le calcul ;
  • La radiographie simple ou avec tomographies montre les calculs radio-opaques en projection des voies urinaires ;
  • L’urographie intraveineuse nécessite l’injection rapide au sujet de 50 ml d’un produit de contraste iodé (opaque aux rayons X) dans la circulation sanguine qui va être épuré par les reins. Après la prise de clichés aux rayons X à des délais précis, le(s) calcul(s) et le produit de contraste sont mis en évidence montrant une distension des voies urinaires en amont du calcul qui stoppe la progression du produit de contraste dans les voies urinaires. Cette technique est beaucoup moins utilisée depuis que l’échographie est disponible. L’obstruction aigüe des voies urinaires conduit à leur distension (mise sous tension), contrairement à un obstacle chronique qui conduira à leur dilatation (augmentation de la taille) ;
  • Le scanner abdominal tend à prendre progressivement la place de l’urographie intraveineuse     ;
  • L’IRM est plus rarement pratiquée.

Il est recommandé de réaliser une échographie associée à une radiographie de l’abdomen. Cependant, l’examen de référence est le scanner car il permet de diagnostiquer 100 % des calculs.

Il faut en revanche considérer le rapport bénéfice-risque à cause de la radiation du scanner lors du diagnostic, mais aussi des scanners à suivre. Les effets des rayons X sur le corps humain sont connus et identifiés.

Comment traiter une lithiase urinaire ?

Le traitement des lithiases peut être chirurgical ou préventif :

  • Le traitement chirurgical est indiqué dans le cas d’une colique néphrétique ou lorsque la taille des calculs justifie une intervention.
  • Le traitement préventif est indiqué pour diminuer le risque de récidive et se traduit par la mise en place et le suivi d’une diététique appropriée, et si nécessaire, accompagné de médicaments.

Traitement chirurgical

Les techniques modernes de fragmentation ont permis d’abandonner complètement la chirurgie ouverte au profit de voies d’abord mini-invasives, endoscopiques ou extracorporelles. Le choix du traitement dépend du type, de la taille, du nombre et de la localisation des calculs. Les raisons de ce choix vous seront expliquées par votre urologue.

La lithotritie extracorporelle

La lithotritie extracorporelle consiste à fragmenter le calcul à l’aide d’un générateur d’ondes de chocs (lithotriteur) qui sont transmises et focalisées sur le calcul à travers la paroi de l’abdomen. Le calcul est repéré à l’aide de la radioscopie intégrée de la machine et visé. Aucune incision n’est nécessaire et aucun instrument n’est introduit dans les voies urinaires. L’intervention se déroule avec une sédation, en ambulatoire avec retour à domicile le jour même.

L’urétéroscopie laser

L’urétéroscopie (souple ou rigide) consiste en l’exploration endoscopique des voies urinaires hautes. Un appareil optique (urétroscope) est introduit par l’urètre dans la vessie, puis dans l’uretère jusque dans les cavités rénales. Elle permet une exploration complète des voies urinaires et surtout, par l’introduction d’une fibre optique, de fragmenter le calcul au laser. Les fragments peuvent ensuite être récupérés à l’aide d’un panier pour être envoyés en analyse spectrophotométrique afin d’en déterminer la nature. Une sonde urétérale est ensuite mise en place pendant quelques jours, pour être enlevée secondairement sous anesthésie locale. La technique est mini-invasive et ne requiert aucune incision. Une anesthésie générale est nécessaire pour le bon déroulement de l’intervention. L’intervention est réalisée en ambulatoire.

La néphrolithotomie percutanée

La néphrolithotomie percutanée est utilisée pour les calculs urinaires les plus volumineux, il peut être nécessaire de réaliser une mini incision pour ponctionner le rein.

Cette technique est utilisée si le calcul est trop large ou positionné de telle façon qu’il ne peut pas être cassé par la lithotritie extracorporelle.

Traitement préventif

Une bonne hydratation permet de diluer les composés responsables et diminuer le risque de récidive. Il faut cependant éviter les sodas qui majorent ce risque. L’intérêt de certains jus de fruits reste discuté.

Paradoxalement, l’absorption de calcium pourrait diminuer le risque de récidive, probablement par l’intermédiaire d’une baisse de cristallisation du CaOx l’oxalurie. Cet effet est essentiellement constaté lorsque la supplémentation calcique est principalement alimentaire.

Suivant la nature des calculs, peuvent être proposé :

  • Un régime peu salé et pauvre en protéines diminuant la fréquence de récidive de calculs calciques.
  • Dans le cas d’une hypercalcémie est retrouvée, le traitement de cette dernière peut diminuer sensiblement le taux de récidive.
  • De même, en cas d’hyperuricémie, un traitement médicamenteux de ce dernier diminue cette complication.
  • En cas d’hypercalciurie, un traitement par diurétique thiazidique ou par citrates permettent de diminuer cette dernière et de baisser le risque de récidive de lithiase.
  • La phytothérapie ; la médecine traditionnelle a identifié des plantes prévenant les calculs, dont par exemple Chenopodium album. L’extrait aqueux de ses feuilles montre in vitro une capacité d’inhibition de la nucléation et de l’agrégation et la croissance de la cristallisation de l’oxalate de calcium. De plus, il dissout les cristaux de brushite de manière similaire à la cystone, médicament standard utilisé en Inde, ou à l’acide citrique.

Cet extrait foliaire prévient aussi des calculs urinaires expérimentalement induits.

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