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Cancer de la prostate

  1. Qu’est-ce qu’un cancer de la prostate ?
  2. Quels sont les symptômes d’un cancer de la prostate ?
  3. Comment réaliser le diagnostic d’un cancer de la prostate ?
  4. Qu’est-ce que le dosage PSA ?
  5. Comment traiter un cancer de la prostate ?
  6. Suivi du traitement ?
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Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. De manière générale on estime que le cancer de la prostate, lorsqu’il est pris en charge à temps, a un très bon taux de guérison. En effet, l’espérance de survie s’élève à plus de 90% des patients atteints. C’est un cancer qui reste rare avant 50 ans, et le nombre de cas augmente progressivement après 50 ans. Enfin, il a été établi que les antécédents familiaux augmentent le facteur de risque d’avoir un cancer de la prostate.

Qu’est-ce qu’un cancer de la prostate ?

C’est une maladie qui se développe lorsqu’une cellule initialement normale se transforme, puis se multiplie pour former un amas de cellules anormales qu’on appelle une tumeur.

Il est établi que la majorité des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes à 90% c’est-à-dire qu’ils se développent à partir de cellules qui constituent le tissu de revêtement de la prostate.

Le cancer de la prostate, comme tous les autres cancers, est associé à plusieurs facteurs de risques dont les principaux sont :

  • Le tabagisme,
  • Une alimentation déséquilibrée,
  • La consommation d’alcool,
  • Le surpoids et l’obésité
  • Les UV.

En plus des facteurs de risque précédemment énumérés, certains facteurs propres au cancer de la prostate sont identifiés :

  • Les antécédents familiaux augmentent le facteur de risque d’avoir un cancer de la prostate.
  • Travail exposant aux pesticides lors de la manipulation ou l’emploi de ces produits, par contact ou inhalation.

Quels sont les symptômes d’un cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est une maladie qui se développe la plupart du temps sans provoquer de symptômes particuliers. Le plus souvent, il est découvert par hasard au cours d’une prise de sang qui indique un taux de PSA supérieur aux valeurs normales et/ou une anomalie de la consistance de la prostate lors d’un toucher rectal.

Le cancer de la prostate peut également être suspecté après la résection transurétrale d’un adénome de la prostate. En effet, le tissu prélevé fait l’objet d’un examen attentif, réalisé par un anatomopathologiste, au cours duquel des cellules cancéreuses peuvent être identifiées.

Plus rarement, lorsque le cancer est à un stade plus évolué, il peut être à l’origine de symptômes qui font suspecter sa présence, comme une infection de l’appareil urinaire, la présence de sang dans les urines, des troubles lors de la miction, une rétention d’urine, des douleurs dans le bas du dos ou dans les os.

Tous ces symptômes ne sont pas tous obligatoirement présents au même moment et peuvent s’accompagner de signes beaucoup moins spécifiques comme de la fièvre, de la fatigue ou un amaigrissement. L’apparition d’un ou de plusieurs de ces symptômes ne permettent pas d’identifier qu’il s’agit d’un cancer de la prostate et dans tous les cas des examens sont nécessaires pour confirmer ou infirmer sa présence.

Comment réaliser le diagnostic d’un cancer de la prostate ?

Tout d’abord une consultation avec votre médecin traitant constitue la première étape pour établir le diagnostic d’un cancer de la prostate. Il vous interroge sur vos antécédents personnels et familiaux ainsi que sur d’éventuels symptômes, comme une infection de l’appareil urinaire, la présence de sang dans les urines, des troubles lors de la miction, une rétention d’urine, des douleurs dans le bas du dos ou dans les os.

Ensuite, votre médecin effectue un examen clinique. Celui-ci comporte un toucher rectal qui consiste à palper la prostate avec le doigt à travers la paroi du rectum. Le but est d’évaluer la taille de la prostate, sa consistance, ainsi qu’identifier d’éventuelles anomales au toucher (taille anormale, zone plus dure, irrégularités…).

Pour finir, votre médecin prescrit également un bilan sanguin pour affiner le diagnostic et déterminer la concentration PSA dans le sang, une substance libérée dans le sang par la prostate. L’objectif de cet examen est donc de vérifier le taux de PSA et d’en surveiller l’évolution. Plusieurs facteurs peuvent augmenter la concentration de PSA comme l’âge, un adénome ou un cancer de la prostate.

Lorsque ces examens convergent vers la suspicion d’un cancer, votre urologue peut vous proposer de réaliser une biopsie prostatique. Cet examen est réalisé en anesthésie locale et sous guidage avec une sonde d’échographie. L’objectif est de prélever des tissus par voie transrectale dans différentes parties de la prostate. Ces échantillons sont ensuite analysés par un anatomopathologiste qui permet de confirmer ou non la présence d’un cancer :

  • D’une part cet examen permet de préciser l’agressivité des cellules cancéreuses définie selon une échelle, appelée score de Gleason (degré de différenciation de la tumeur, c’est-à-dire la tendance de la tumeur à ressembler à un tissu normal de la prostate.
  • D’autre part cet examen permet d’évaluer notamment le nombre de biopsies positives (présentant des cellules cancéreuses), les caractéristiques du tissu tumoral et le franchissement des cellules cancéreuses au-delà de la capsule de la prostate.

Dans le cas ou la biopsie confirme la présence d’un cancer et en fonction des caractéristiques de ce dernier, un bilan d’extension peut être réalisé. Lorsqu’il est prescrit, il comporte des examens d’imagerie médicale qui permettent de déterminer si le cancer s’est développé en dehors de la prostate, autrement dit s’il s’est étendu à d’autres organes.

Examens pour déterminer si la tumeur s’est étendue à d’autres organes

Lorsque le cancer est détecté à un stade avancé, il convient d’évaluer l’extension locale de la maladie, c’est-à-dire de déterminer si la tumeur a dépassé la capsule prostatique et s’est étendue à d’autres organes. Ces examens permettent notamment de voir les vésicules séminales, le rectum, le bas de la vessie ainsi que les ganglions lymphatiques situés à proximité de la prostate.

Imagerie par résonance (IRM)

L’examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pelvi-prostatique. L’IRM utilise un puissant aimant et des ondes radioélectriques pour produire des images en coupes du pelvis et de la prostate. Un ordinateur reconstruit ensuite ces images en clichés pour donner une représentation en 3D.

Scanner abdomino-pelvien

L’examen TDM (scanner) abdomino-pelvien. Cet examen permet de réaliser des images en coupes de certaines zones du corps grâce à des rayons X.

Examens pour déterminer si la tumeur s’est étendue aux os

En plus des examens précédemment cités, ces examens ont pour objectif de rechercher la présence éventuelle de métastases osseuses.

Scintigraphie osseuse

L’examen scintigraphie osseuse est un examen indolore qui permet d’obtenir des images des os du corps. Cette technique d’imagerie utilise des produits faiblement radioactifs non toxiques ainsi que des traceurs, qui sont injectés, puis repérés sur un écran.

Imagerie par résonnance (IRM) du corps entier

L’examen IRM corps entier est une IRM produisant des images en coupe de l’ensemble du corps. Pour cela, un puissant aimant et des ondes radioélectriques sont utilisées. Un ordinateur reconstruit ensuite ces images en clichés pour donner une représentation en 3D.

Qu’est-ce que le dosage PSA ?

Le PSA est une abréviation de l’anglais Prostatic Specific Antigen, en français antigène spécifique de prostate. Il s’agit d’une protéine produite quasi-exclusivement par les cellules de la prostate, qu’elles soient normales ou anormales.

Attention : il est impossible d’interpréter par vous-même les résultats d’analyse. Une concentration normale du PSA n’exclut pas un diagnostic de cancer, et une concentration anormale peut être provoquée par une autre cause que le cancer. Pour cette raison, seul un médecin est compétent pour interpréter vos résultats.

Comment traiter un cancer de la prostate ?

Le traitement à suivre dans le cas d’un cancer de la prostate est toujours déterminé au cas par cas et peut être abordés de différentes manières selon les caractéristiques de ces derniers. En effet, l’état de santé général du patient, le type de cancer, l’âge, les caractéristiques de la tumeur, ainsi que la présence éventuelle d’anomalies à la prise de sang sont à prendre en compte dans le choix du traitement. Dans tous les cas le choix définitif d’un traitement tient compte de l’avis du patient et nécessite son accord.

De manière générale pour traiter les cancers de la prostate, les médecins ont essentiellement recours à la chirurgie et/ou à un traitement de médicaments anticancéreux.

Parmi les traitements pour combattre le cancer de la prostate on retrouve la chirurgie, la radiothérapie externe, curiethérapie, hormonothérapie, chimiothérapie.

Selon les cas de traitement les objectifs peuvent varier :

  • Surveiller l’évolution de la maladie pour retarder la mise en route d’un traitement ;
  • Supprimer ou réduire la tumeur et/ou les métastases ;
  • Réduire le risque de récidive ;
  • Ralentir le développement de la tumeur ou des métastases ;
  • Traiter les symptômes engendrés par la maladie pour assurer la meilleure qualité de vie possible.

Suivi du traitement

Après la phase des traitements initiaux, un suivi est mis en place et à deux objectifs.

Dans un premier temps, mettre en œuvre le support nécessaire pour le suivi et la prise en charge du traitement contre le cancer et de favoriser le retour à une qualité de vie normale. Cela comprend la détection et la gestion d’éventuels effets indésirables/secondaires liés aux traitements, ainsi que tous les soins et soutiens complémentaires dont le patient peut avoir besoin pendant et après le traitement comme une aide psychologique pour lui-même ou ses proches, un accompagnement social, etc.

Dans second temps, surveiller la survenue éventuelle d’une récidive de la maladie, c’est-à-dire la réapparition de cellules cancéreuses, au même endroit ou dans une autre région du corps. Des consultations ainsi que des examens sont programmés régulièrement selon un rythme adapté à la situation du patient.

Actions bénéfiques pour lutter contre le cancer

Pendant le parcours de soins, l’arrêt du tabac est toujours bénéfique et fortement recommandé. Il influence positivement la tolérance aux traitements et le pronostic de la maladie, peu importe si votre cancer ait été diagnostiqué il y a longtemps ou tout récemment.

La pratique d’une activité physique adaptée contribue également à améliorer votre qualité de vie en plus de stimuler et faciliter la réponse de votre organisme aux traitements.

Dans certains cas il peut être recommandé d’avoir un accompagnement nutritionnel pour prévenir, dépister et traiter une dénutrition qui pourrait être causée par le cancer.

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